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Mariage musulman

Le mariage musulman est basé sur l’amour et la compassion que Dieu a infusé dans le cœur de l’homme et de la femme afin qu’ils forment un couple. Ce mariage prône le libre consentement entre les deux parties du couple, pour l’homme comme pour la femme.

Pièces à fournir:
Le certificat de mariage civil
Un extrait de l’acte de naissance des futurs époux
La célébration se fait chez les parents de la mariée en présence de l’Imam et du reste de la famille. La tradition veut que le père, ou à défaut le frère, remet la fiancée à son époux. Les personnes présentes font office de témoins.

Questions sur le mariage musulman

Question: Il existe dans certains pays du monde une coutume qui veut que la mariée porte sept robes différentes durant la cérémonie. Les gens disent que cela porte chance. S’agit-il là d’une pratique musulmane ?
Réponse: Il m’apparaît effectivement que cette pratique relève d’une coutume ancestrale et non pas de l’Islam. Le mariage en Islam se caractérise justement par sa grande simplicité, et aucun Hadith ne fait mention de ce genre de pratique aux premiers temps de l’Islam. Qui de plus est, le fait de porter sept robes différentes à cette occasion peut, sous certaines conditions, être considéré comme du gaspillage. Il ne faut pas oublier que pour nous, musulmans, le modèle à suivre est celui qui nous a été présenté par le Prophète (sallallahou alayhi wa sallam) et ses compagnons (radhia Allahou anhoum). Sur ce point justement, il est rapporté de Aïcha (radhia Allahou anha) qu’elle possédait une belle robe, et qu’elle avait l’habitude de prêter cette robe aux femmes de Madinah qui allait se marier. Cette Tradition montre que, bien que les femmes portaient à cette époque une belle robe pour leur mariage, elles ne s‘éloignaient pas pour autant des prescriptions religieuses et ne tombaient pas dans l’excès.

Question: Je voudrais ainsi savoir s’il est exact qu’en Islam, la mariée doit faire une prière particulière pendant les 3 jours de mariage. J’aimerai savoir ce que dit l’Islam dit sur les fiançailles est interdit.
Réponse: Pour ce qui est de la coutume des trois jours de prières pour la nouvelle épouse, je ne comprend pas bien ce que vous voulez dire, car cette coutume n’existe pas chez nous. Mais tout ce que je peux vous dire, c’est qu’il n’existe aucune condition de cette sorte pour le mariage en Islam. Le déroulement d’un mariage islamique se fait à peu près de la façon suivante: La fille donne son consentement à une personne de sa famille qui va la représenter lors de la cérémonie religieuse. Puis lors de cette cérémonie, un sermon est récité, après quoi l’Imam demande au représentant de la fille si cette dernière a donné son consentement. Puis il s’assure de l’accord de l‘époux, et rappelle le montant de la dot fixée, après quoi le mariage est conclu. Aucune autre cérémonie n’est nécessaire. Cependant, il est recommandé après le mariage de faire un repas (sans dépenses inutiles bien sûr, en fonction des capacités financières des personnes concernées), appelé “walimah”. Il est recommandé de convier à cette occasion des personnes pauvres et les personnes de la famille.
Pour ce qui est des fiançailles, je vais vous donner l’opinion des savants locaux, c’est à dire où j’habite. La majorité des savants pensent que les fiançailles, c’est à dire la réception organisée lors d’une promesse en mariage est une “bid’ah” (innovation) et n’a donc aucune place en Islam. Selon eux, il s’agit là d’une coutume héritée d’une culture non-musulmane, et qu’il faut donc absolument éviter. Surtout qu‘à cette occasion, des sommes d’argent sont dépensées inutilement. Par contre, s’il s’agit seulement d’une promesse mutuelle de mariage, sans cérémonie, cela est tout à fait permis. Selon d’autres savants, les fiançailles sont permises, à condition qu’elles n’occasionnent pas de péchés (mixité, dépenses inutiles etc…)

Question: Une femme a-t-elle le droit d‘épouser quelqu’un sans le consentement de ses parents, ou est-elle obligée de les obéir en acceptant le partenaire qu’ils ont choisi pour elle. En d’autres mots, les parents ont-ils le droit de forcer une jeune fille à épouser quelqu’un.
Réponse: Deux cas de figure peuvent se présenter :
Si la femme ayant l‘âge de la puberté est encore vierge au moment du mariage: D’après l‘école hanafite, personne n’a le droit de lui imposer le mariage avec quelqu’un. Son père peut éventuellement lui conseiller à ce sujet ou lui proposer un homme. Mais le choix final revient à la femme et à elle seule. L‘école hanafite précise clairement que la validité du mariage qui a été conclu sans le consentement (réel, non pas un consentement imposé) de la fille majeure est soumise à l’approbation de celle-ci: si elle accepte de plein gré, le mariage est valide, au cas contraire non. Ibné Abbas (radhia allâhou anhou) rapporte qu’une fois, une jeune fille vint se plaindre au Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) que son père l’avait mariée alors qu’elle n‘était pas d’accord. Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) lui donna alors le choix (de conserver le mariage ou de le rejeter). (Abou Dâoud). Un autre argument présenté par les Hanafites est le verset du Qour’aane qui dit: “S’il divorce avec elle (la troisième fois) alors elle ne lui sera plus licite tant qu’elle n’aura pas épousé un autre.” (Sourate 2/ Verset 230) Dans ce passage, Allah a lié le fait de se marier directement à la femme, sans faire aucune allusion au “Waliy” (responsable légal de la fille en Islam). Cependant, il est recommandé à la femme de déléguer à son “Waliy” la responsabilité de chercher un époux convenable pour elle. D’après l‘école châféite, le père a le droit d’imposer le mariage à sa fille si celle-ci est encore vierge, sous certaines conditions, bien qu’il lui est recommandé d’obtenir d’abord son consentement. Cependant, certains savants de l‘école châfeïte précisent que si la jeune femme a déjà choisi un époux qui présente les qualités requises, son père sera obligé de prendre en considération son choix. C’est notamment l’avis de Allâmah Soubouki r.a. (Référence: “Moughniyoul Mouhtâdj” Volume 3 / Pages 153-154)
L‘école hambalite présente deux opinions à ce sujet: l’une qui donne au père le droit d’imposer le mariage à sa fille et l’autre qui ne lui en donne pas le droit. Il est à noter que les savants hambalites ne citent généralement que la première opinion. Cependant, il est quand même recommandé au “Waliy” d’obtenir au préalable le consentement de la fille. Encore une fois, si celle-ci a déjà choisi un homme convenable, le père sera dans l’obligation d’accepter ce choix. Il ne pourra la forcer à épouser quelqu’un d’autre qu’elle n’aime pas.
Pour l‘école mâlékite également, le père a le droit de marier sa fille, même sans son consentement. Cependant, s’il la considère comme étant suffisamment mûre et lui donne l’autorisation de choisir un époux, dans ce cas il ne pourra plus la marier sans son consentement explicite. De même, le père est en mesure d’imposer le mariage à sa fille à condition que cette union ne soit pas préjudiciable à celle-ci.
Il est à noter que, sur ce point, Allâmah Ibné Taymiyah r.a. affirme que l’opinion de l‘école hanafite est la plus claire aussi bien d’après le Qour’aane, les Hadiths que la raison.